Avis de la CNCDH sur la gestion de la crise en Nouvelle-Calédonie
Le 29 janvier 2026, la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) a rendu un avis sur la gestion de la crise de mai 2024 en Nouvelle-Calédonie par les pouvoirs publics
C’est un constat alarmant que dresse la CNCDH sur la façon dont la crise de 2024 en Nouvelle Calédonie a été gérée par les pouvoirs publics.
La CNCDH constate notamment un affaiblissement significatif des droits fondamentaux de la population kanak, « dans un contexte marqué par des discriminations structurelles persistantes, de fortes inégalités sociales et une remise en cause du processus d’autodétermination mis en œuvre par le Gouvernement ».
Atteintes aux droits humains et recommandations de la CNCDH
L’avis pointe le fait que « les réponses policières et judiciaires mises en œuvre pendant et à la suite de la crise ont suscité de nombreuses préoccupations, notamment au regard des conditions d’intervention des forces policières, du traitement judiciaire des personnes interpellées et des conditions de détention et de transfèrement. Ces éléments ont contribué à fragiliser l’effectivité des droits fondamentaux et à renforcer le sentiment d’injustice exprimé par une partie de la population kanak. »
La CNCDH souligne que « Seule une approche fondée sur le respect des droits humains permettra de restaurer durablement la confiance et la paix en Nouvelle-Calédonie. »
Face aux constats sévères établis, la CNCDH a formulé six recommandations pour sortir de ce cercle infernal et accompagner le processus de décolonisation en Nouvelle-Calédonie. Elle appelle notamment les pouvoirs publics « à respecter pleinement le processus de décolonisation tel que prévu par l’Accord de Nouméa et le droit international, à prendre des mesures effectives pour lutter contre les discriminations et inégalités systémiques subies par la population kanak, à garantir des enquêtes indépendantes sur les agissements des forces de l’ordre lors des événements de 2024, ainsi qu’à assurer la dignité des personnes détenues, le retour en Nouvelle-Calédonie des personnes transférées et la fin des mesures perçues comme de la rétorsion collective ».
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Pour en savoir plus :
Lire l’article : Nouvelle-Calédonie et droits fondamentaux : une analyse de la crise de 2024
Télécharger le dossier de la commission nationale consultative des droits de l’homme




